Vivre heureux, est-ce une question d’argent ?

Vivre heureux, est-ce une question d’argent ?

Je me suis posé cette question pendant longtemps. En effet, quand j’étais petit, on me répétait qu’il me faudrait un travail payant mais que je sois heureux également. Je comprenais donc que seul l’argent ne faisait pas le bonheur, mais il semble y participer. Il faut donc savoir en parler, sans y mettre toute notre attention dessus.

Au cours des années, je tentais de comprendre combien d’argent il fallait pour que l’argent ne soit plus un problème, car ça semble être ça le défi : quand je n’ai pas assez d’argent, il m’est difficile de vivre sereinement, et quand j’en ai trop, cela engendre d’autres défis qui feront que je ne serai pas plus heureux. Et de par mon expérience, que j’ai confirmé au travers de plusieurs lectures, si je vis seul, dans des conditions raisonnables selon ma perception de la vie, à partir de 40K$ annuels, je suis plutôt bien loti. Au delà, je suis capable d’investir et acheter mon propre condo, préparer ma retraite personnelle (REER), et protéger ma vie.

Protéger ma vie signifie pour moi les trois choses suivantes:

  • assurance invalidité pour protéger mon revenu,
  • assurance maladies graves pour me donner une chance grâce à une grosse somme d’argent, genre au moins 100 000$,
  • assurance hypothécaire pour rembourser mon hypothèque en cas de décès et protéger mon patrimoine immobilier afin de ne pas léguer une dette à mon conjoint.

Je les ai expliquées dans l’ordre d’importance selon mes valeurs, de la plus importante, à la moins importante.

En effet, protéger son revenu me paraît essentiel, primordial, car sans revenu, il y a de fortes chances que mon bien-être en prenne un coup très rapidement. Difficile de conserver mon patrimoine immobilier si je ne suis plus capable de payer mon hypotheque. Enfin, seulement si je souhaite léguer mon patrimoine immobilier et que je peux me le permettre, je dois me prémunir de ne pas laisser des dettes. Et si je suis mort, la personne peut toujours revendre et s’en sortir, car le risque d’une perte de capital est quand même très faible. En revanche, le risque que je ne puisse aider personne, même pas moi même si je n’ai plus aucun revenu car je ne peux plus travailler est trop grand. En bref, aide toi toi-même d’abord.

Cela peut paraître un peu égoïste à priori, mais en fait, le fait de me protéger et d’être à l’aise dans ma vie, m’a toujours permis d’aider énormément les autres. Donc, l’expérience de la vie m’a montré que je n’avais pas tord de penser ainsi. Je recommande donc à toutes et à tous, de ne jamais s’oublier. En fait, de d’abord penser à soi dans ce cas-ci afin de pouvoir aider les autres.

Je viens de participer à une formation premiers secours en milieu de travail, subventionnée par la CNESST, et il m’ a été rappelé la chose évidente suivante : la personne la plus importante lors d’un incident ou accident : c’est vous ! Donc moi même. Si je suis témoin d’un accident, je ne dois surtout pas me mettre en danger, donc je dois m’assurer que les lieux sont sécuritaires d’abord et avant tout. Ensuite, je contacte le 911 (urgences), puis j’interviens si cela ne me mets pas en danger et que j’en ai la capacité.

Voilà, dans la vie, pour moi, c’est pareil. C’est du gros bon sens. J’assure ma sécurité financière d’abord, puis je suis capable d’aider les autres.

Je concluerai par la chose suivante : et si avec tout l’argent du monde je ne me sents toujours pas en sécurité ? Pour moi, cela cache un autre défi de la vie. La peur de manquer, car en étant raisonnable, nous savons en nous-mêmes tout ce dont nous avons besoin.

You may also like...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *